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Maintenant armé d’un appareil ayant un système de mise au point capable de suivre une balle de fusil auquel vous y avez attaché un objectif assez long pour voir les pensées de l’oiseau, la réalité vous frappe une seconde fois : ce n’est pas encore assez. Deux solutions: attendre que le télescope Hubble soit disponible sur Ebay ou parfaire votre technique d’approche. Étant donné la trop grande distance de mise au point minimum du Hubble et l’absence de trépied assez solide pour le supporter, je recommande la deuxième option.
Il existe deux types d’approches. L’approche passive et l’approche active. La première consiste à laisser les oiseaux venir à soi et la deuxième… devinez.
Aussi agréable soit-on, aucun oiseau ne vient nous voir pour nos beaux yeux. À travers ceux d’un oiseau, l’humain est un prédateur à éviter. Il faut donc attendre notre sujet là où il risque de se présenter. Les oiseaux ont des routines en tant qu'espèce et individu. Il faut connaître ces routines et savoir les exploiter d'un point de vue photographique. Toute la documentation du monde ne remplace pas l'observation sur le terrain puisqu'en photographie, il ne suffit pas de savoir quelle espèce se trouve dans tel habitat, mais bien quel oiseau se trouve sur telle branche.
Par exemple, les mésanges viennent chercher les graines une à la fois pour ensuite aller la déguster dans un endroit sûr. En plaçant une source unique de nourriture, une mésange viendra se ravitailler tandis que les autres attendront sur une perche qui sera souvent la même. D'ailleurs, la plupart des oiseaux fréquentant les mangeoires utilisent la même perche comme "transit" avant de se rendre à une mangeoire. Cette perche est la clé. Il est plus facile de se concentrer sur une perche qu'essayer de prendre tout ce qui passe. De plus, on peut exercer un certain contrôle sur la lumière et l'arrière-plan en expérimentant avec la disposition des perches autour des mangeoires.
Ceci vaut pour la plupart des espèces mais il faut comprendre que si l’on se plante à côté d'une perche utilisé par un oiseau tolérant peu la présence humaine, il risque de ne pas s'y présenter! Ceci est particulièrement vrai aux endroits plus sauvages, là où les oiseaux sont moins habitué à la présence humaine. Le martin-pêcheur scrutant les eaux de son chicot préféré s'en trouvera une autre s'il voit un mammifère à deux pattes tout près. Dans de tels cas, on doit faire appel l'affût.
L’approche passive requiert énormément de patience. Lors de l'attente, mieux vaut adopter une position confortable. Quand l'oiseau est enfin dans le viseur, ce n'est pas le temps de bouger parce qu'on ne sent plus les jambes!
Elle consiste à aller au devant de l'oiseau. Quelques trucs pour avoir plus de succès avec ce type d'approche:
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